Images du monde flottant

Résumé

Le Monde Flottant est le monde des illusions. C’est le lieu de l’émergence et de l’éclosion. Le labyrinthe qui se dédouble à chaque pas. La lanterne magique et la vision racine. Un paysage qui se soulève, un accès de folie nue. L’éclat, l’écho, le cru.

Tout ce qui s’y manifeste s’évanouit à nouveau. C’est le lieu du passage et des transformations, du chant sommeil et des rêves à ressort. C’est aussi réel que le réel peut l’être, enchaîné et libre, rampant assoiffé de cris dans sa prison d’or.

Enfin, c’est un bon prétexte pour user d’un tas de moyens dits «alternatifs» de prise de vue ou de tirages photographiques : procédés anciens comme le ferrotype et le VanDyke, collage, travail chimique du négatif et autres mariages hybrides et monstrueux...

Os

Un hommage rendu à l’évolution et à la formation du squelette comme charpente interne des vertébrés. Il y a 500 millions d’années, le jeu des mutations génétiques a doté les êtres vivants d’une structure fondamentale à la fois organique et minérale, une architecture interne en mouvement : le squelette.

Rouages

Des rêves mécaniques, des féeries articulées nées du bois et de l’acier, un bestiaire de boulons qui prend vie sur des manèges suspendus... Depuis 1999, la compagnie de théâtre de rue La Machine donne vie, dans les anciens ateliers navals de Nantes, à la foule de chimères qui peuple leur imaginaire.

Encre

Planches d’étude. Salon du tatouage, Paris. VanDyke sur papier aquarelle.

Fétiches

L’élaboration lente et chaotique d’un cabinet de curiosités en forme de sanctuaire pour les esprits d’un culte oublié. Collodion humide sur plaque d’aluminium laqué noir.

Chair

Une brève incursion dans les collections de pathologie de la Faculté de Médecine de Paris ; un hommage à ces malades et autres êtres difformes qui ont permis à la science, sans le savoir, de progresser et de soigner.

Courrier de Birkenau

Voyage sur l’horizon de la mémoire : partir sur les traces d’une personne disparue il y a 70 ans, broyée par les contractions violentes de l’histoire dans une plaine marécageuse que rien, pas même le soleil, ne saurait arracher à la tristesse, augure d’un voyage compliqué, peut-être impossible, sur des terres stériles et muettes, brûlées par l’oubli. Hommage à mon arrière-grand-père mort en déportation.